Pourquoi tu crois que pour être une "bonne maman" pour ton cheval tu dois t'oublier ?
Tu enchaînes le taff, les enfants, les courses, les trucs à gérer pour tout le monde, et ton cheval passe en dernier. Enfin en dernier dans le sens où c'est toi la dernière. Parce que lui, tu y vas quand même, épuisée, à bout, mais tu y vas. Parce que tu te dis qu'il a besoin de toi. Et que si tu n'y vas pas, t'es une mauvaise proprio.
C'est une croyance que j'entends très souvent avec mes clientes. Et que j'ai vécue moi aussi. Alors aujourd'hui, on va en parler, parce que cette façon de fonctionner a un prix. Sur toi, sur ton énergie, et directement sur ton cheval et votre relation.
1.La croyance derrière "je dois tout donner"
Quelque part, au fon de toi, il y a une idée, une croyance qui tourne : ta valeur de femme, de propriétaire, de maman, se mesure à la quantité de ce que tu donnes. Plus tu donnes, plus tu prouves que tu es là, que tu t'impliques, que tu mérites ta place.
Donc tu t'épuises avant d’oser demander de l'aide. Puis, tu poses tes limites et tu te sens égoïste de l’avoir fait. Ou alors, tu ralentis et tu culpabilises de prendre du temps “de rien”.
D'où ça vient ? Souvent, de très loin. On a grandi en voyant nos mères se sacrifier pour tout le monde, s'occuper de la maison, des enfants, du mari, sans jamais passer en premier. Et on nous a appris à faire pareil.
À être une bonne élève, une bonne fille, à aider avant de se plaindre, à ne pas déranger et surtout à être disponible.
Ce schéma, tu l'as mis dans ta vie d'adulte. Au taff, tout le monde vient te voir pour que tu les aides. Avec tes enfants, tu te donnes sans compter. Avec tes amis, tu es là n'importe quand. Et avec ton cheval, c'est pareil. Sauf qu'avec lui, c'était censé être ton moment à toi.
2.Ce que ça donne dans ton quotidien
Tu te reconnais peut-être dans ce scénario. Tu finis ta journée, tu as géré dix mille trucs, tu es épuisée. Mais tu vas voir ton cheval quand même parce que tu ne peux pas ne pas y aller, il a besoin de toi. Tu te dis que ça va te faire du bien, que ça va être un bon moment. Et au final, ça se passe mal. Il est tendu, toi aussi. Tu repars encore plus vidée qu'avant.
Et là, une couche de culpabilité vient s'ajouter. Parce qu'en plus d'être épuisée, t'as l'impression de ne pas avoir été suffisamment présente pour lui.
C'est un cercle vicieux, plus tu es vide, plus tu culpabilises. Plus tu culpabilises, plus tu veux compenser en donnant encore plus. Et plus tu donnes, plus tu te vides…
Concrètement, ça se manifeste par des larmes qui sortent sans raison juste parce que c’est trop. Une fatigue qui ne passe pas même avec du repos. Des moments où tu veux juste disparaître dans ta grotte et ne voir personne. Un sentiment d'injustice qui est là en permanence, du genre : je donne tellement, pourquoi personne ne me redonne en retour ou ne m’aide ? Et une irritabilité qui monte pour des trucs qui ne te dérangeaient pas avant.
Si tu te forces à faire des choses, que tu vas voir ton cheval par obligation alors que ton corps dit non, que tu dors beaucoup sans te sentir reposée... t'es en burn-out social. Ta coupe est pleine à ras bord et elle déborde.
3.Ce que ton cheval ressent quand tu arrives dans cet état
Et c'est là que ça devient méga important à comprendre pour votre relation.
Ton cheval est programmé pour détecter le danger. C'est sa nature, c'est ce qui lui a permis de survivre. Et quand tu arrives avec ton modjo chargé, ton système nerveux saturé, ta fatigue et ta colère... il te perçoit comme un signal de danger. Ce n'est pas qu'il est difficile ce jour-là. C'est juste qu'il se dit que cette énergie-là, il n'en veut pas. Donc il se ferme, il s'éloigne, il résiste, il se rebelle et il te fuit.
Toi, tu arrives pour te ressourcer, pour passer un bon moment avec lui, et c'est l'inverse qui se passe. Il t'énerve encore plus, et tu ajoutes une couche de plus dans ta coupe qui était déjà full.
Ce n'est pas la quantité de présence qui nourrit votre relation mais la qualité. Une heure avec toi vraiment posée, vraiment là, vaut dix fois plus que trois heures avec une toi épuisée et dans sa tête.
4.Ce que tu peux faire différemment
Je ne te dis pas d'abandonner tout le monde et de partir trois semaines en vacances. Ton cerveau ne saurait pas quoi faire avec ça de toute façon.
Ce que je t'invite à faire, c'est d'y aller par petites étapes.
La première chose, c'est d'identifier ce qu’est un moment pour toi, vraiment pour toi, seule avec toi. Ce n'est pas aller voir ton cheval, ce n'est pas faire à manger pour tout le monde en regardant une émission.
C'est quoi un moment pour toi, sans personne à gérer, sans ton quotidien à gérer ?
Ça peut être dix minutes de méditation, un livre, une marche dans la nature, un massage une fois par mois. Peu importe ce que c'est pour toi, mais il faut que ce soit dans ton agenda et que ça y soit bloqué pour ne plus bouger.
Ensuite, apprends à repérer tes signaux d'alerte avant que tu exploses. L'irritabilité qui monte pour rien, l'impression de te forcer à faire des trucs, la fatigue qui passe pas. Ces signaux, quand ils arrivent, c'est le moment de ralentir, de dire j'ai besoin d'aide, de déléguer une tâche, de sauter d’aller voir ton cheval si c'est trop.
Et pose des limites, même petites. La copine aux écuries qui te tient la jambe à parler pendant une heure, tu lui dis que t'as dix minutes et c’est tout. C'est déjà une limite, et tu n'as pas à tout lui expliquer ou à te justifier, juste tu lui laisses uniquement dix minutes de ton temps.
Réduis aussi le nombre de personnes à qui tu dis oui automatiquement, privilégie celles qui te redonnent autant que tu leur donnes. Et non, ce n'est pas de l'égoïsme, c'est juste te choisir et te remettre au centre de ta vie. Car tu es la personne la plus importante de ta vie, et non les autres.
La culpabilité va arriver au début, c'est normal. Ton cerveau veut rester dans son ancien schéma parce que c'est ce qu'il connaît le mieux. Mais petit à petit, en répétant les micro-moments pour toi et avec toi-même, tu vas te reprogrammer. Et ce que tu vas constater, par exemple, c'est qu'avec juste dix minutes de recentrage avant d'aller voir ton cheval, ton moment avec lui sera différent.
Ton cheval sera différent lui aussi, car tu seras différente, tu ne dégageras pas les mêmes choses, tu ne seras plus un danger pour lui mais une personne en qui il a confiance et avec qui il veut passer un bon moment.
5.Et si tu veux aller plus loin
Travailler en énergétique peut vraiment t'aider à libérer ce surplus émotionnel qui s'est accumulé. C'est ce que je propose avec les soins énergétiques à distance ou dans le cadre de l'accompagnement Symbiose, qui est justement fait pour travailler sur toi et sur ta relation avec ton cheval en profondeur.
Et si tu veux commencer par comprendre comment toi et ton cheval vous fonctionnez selon les 5 éléments de la médecine chinoise, les quiz sont là pour ça. Parce que selon l'élément de ton cheval, il ne va pas réagir pareil quand tu arrives épuisée. Un cheval Feu va absorber tes émotions directement. Un cheval Métal va se refermer et tu ne pourras pas l'atteindre. Le comprendre, ça change vraiment la façon dont tu vas aborder votre relation.
Ce que je t'invite à faire cette semaine : ouvre ton agenda et bloque dix minutes pour toi, juste dix minutes, seule avec toi même. Ça peut être dans ta voiture dix minutes avant d'aller aux écuries ou ça peut être le matin avant que tout le monde se réveille, peu importe. Et observe si les jours où tu as pris ce temps-là, ta relation avec ton cheval est différente.
Tu verras, ainsi, par toi-même l’impact de ton énergie, ce que tu dégages sur ton cheval.
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